Samedi 9 avril 2011 6 09 /04 /Avr /2011 15:47
 
 
 
 
                                                 Théâtre Arabe Dans l'immigration   
 
 
    Historique :
 
Le Théâtre Arabe dans l'immigration venant après le CADCAF (collectif d'action et de diffusion culturelles arabes en France).
Le CADCAF s'est contitué janvier 1973-Janvier 1975 création du Théatre  a rabe dans l'immigration (TAI) autour d'une proposition écrite : étudiants,travailleurs et
     travailleurs culturels se sont réunis promouvoir une activite théâtrale orientée d'une part et surtout vers les travailleurs immigrés, leurs familles et leurs enfants et d'autre part vers les masses françaises. 
CE N EST PAS PAR HASARD QUE NOUS SOMMES ICI OU AILLEUR....IMMIGRES
Notre motivation pricipale
ISOLER LES CENSEURS .. OBSCURANTISTES D'ICI OU D'AILLEURS...ET OEUVRER POUR REALISER AUTRE CHOSE Q'UNE CULTURE DE CONSERVE PROJETANT L'IMAGE D'UNE AFRIQUE DU NORD EXOTIQUE ET FOLKLORIQUE
C'est pourquoi nous puisons dans les sources de la culture populaire afin que notre arbre ne meurt point. C'est pourquoi nous voulons que notre théatre soit un théatre de démonstration et d'intervention
Il n'importe aussi de rappeler ... Que l'arbre n'as pas de salle pour l'abriter,il n'a pas d'argent pour fleurir ....Il n'a pas de matériel pour s'entretenir
CEPENDANT IL VIT
  lors du premier choc pétrolier de 1973. La volonté du gouvernement français est alors de maitriser les flux de l’immigration.
La crise économique a modelé des comportements nouveaux à l’égard des travailleurs étrangers, dont l’image s’est profondément dépréciée : « avec le retour des temps difficiles, l’immigration devenait « inutile », le travailleur étranger, désormais indésirable, pouvait rentrer chez lui. Les encouragements à l’immigration de la part du gouvernement et du patronat étaient dépassés, la crise avait modifié la vision économiste des flux de population : quatre millions d’immigrés devenaient quatre millions d’intrus .
Les liens établis entre chômage et immigration par les pouvoirs publics contribuent alors à forger une nouvelle image de l’immigré  comme responsable de la crise. Alors que le chômage frappe les Français, les travailleurs étrangers, notamment, bienvenus pendant les Trente-Glorieuses, sont invités à rentrer chez eux. Autrefois considérés comme indispensables à l’économie, leur inutilité devient une évidence et les membres des gouvernements en place n’hésitent pas à alimenter le sentiment populaire.
Paradoxalement, la crise économique et l’arrivée d’un chômage massif ont contribué à rendre visible toute une partie de la population immigrée : « La volonté de résoudre le problème d’une trop forte immigration par le rejet, voire l’exclusion, a en fait débouché sur la réalité de la présence d’une population étrangère en voie d’intégration :Les conflits sociaux, relatifs aux conditions de travail des immigrés et aux conditions de logement, qui ont traversé la décennie, contribuent à forger cette visibilité.
T6-ICO-048-0256-2 0Les années 70 marquent en effet l’émergence de conflits durs d’entreprise : grèves, luttes contre la résorption des bidonvilles, long conflit de la Sonacotra entre 1976 et 1980, grèves de la faim des clandestins, etc. Dans ces conflits, le rôle du mouvement des Travailleurs Arabes (MTA)2 est prédominant. Ses militants organisent et mobilisent les travailleurs immigrés, autour de nombreuses actions de revendication, souvent contre l’exploitation des travailleurs immigrés et pour une amélioration des conditions de travail et des salaires.
Les références historiques et mémorielles, comme l’évocation de la période coloniale et plus spécifiquement celle de la guerre d’Algérie, sont un élément clé du discours mobilisateur du MTA et aussi « un référent ethnique et de classe, basé, dans le discours de celui-ci, sur une “identité arabe” caractérisant les travailleurs immigrés nord-africains en France ». Cette stratégie mobilisatrice permet, dans le contexte tendu des années 1970, de donner une voix politique indépendante aux immigrés  ainsi que la revendication de leur place dans la société française.
Dans cette toile de fond, les formes d’expression des immigrés, notamment culturelles se modifient et se développent. La vitalité du mouvement associatif et militant de l’immigration est un signe du besoin de participer à la création de nouvelles formes de solidarité et de nouvelles expressions culturelles et identitaires. Le théâtre y est « l’activité la plus répandue tout en étant la moins spectaculaire. Il répond à une exigence de témoignage et de dénonciation d’une situation d’injustice, et s’apparente à une nécessaire réflexion sur soi »
Ce que l’on peut désormais nommer « théâtre de l’immigration » invente son propre réseau de diffusion, en se produisant principalement dans la rue, dans les quartiers, dans les foyers de travailleurs immigrés, dans les petites salles municipales ou dans les usines en grève. À travers la scène théâtrale, la représentation de l’immigration algérienne est avant tout sociale et se construit dans un premier temps à travers la figure de l’ouvrier comme expression d’une identité construite dans le travail à l’usine.
Témoin d’expériences singulières au regard de l’histoire collective, le théâtre de l’immigration se fait porte-parole des luttes des travailleurs immigrés de la décennie, marquée par l’apparition de mouvements d’émancipation et de défense des droits des travailleurs immigrés comme le MTA ou la Maison des Travailleurs Immigrés (Mti).
 
Ce théâtre n’est pas uniquement l’espace de représentation des luttes des travailleurs immigrés, il est aussi et surtout le témoin de l’immigration elle-même, avec son histoire propre : la vie des immigrés sur scène avec ses symboles, ses codes, ses gestes, ses langages, ses caractéristiques textuelles et scéniques propres, indéniablement liés aux origines et au pays d’accueil. L’immigré est également un émigré : ses liens avec le pays d’accueil ne peuvent être dissociés de ceux qu’il entretient avec son pays du « départ » et bien que difficilement vécu, ce chevauchement culturel est constamment représenté.
Cette expérience théâtrale, passée presque inaperçu dans les recherches en études théâtrales est pourtant à l’origine de la création, en France, d’un espace d’expression culturelle immigrée, revendiquant une dramaturgie du réel et du quotidien. La scène théâtrale devient alors le lieu privilégié du témoignage del'immigration .

-jANVIER 1973-Groupe fondateur du CADCAF (collectif d'action et de diffusion
culturelles arabes en France).
THEATRE :
Hechmi Ben frej- Mohamed Driss- Ali saidene- Radhia Halouani- Naima Mehdi- Taoufik Jbali- Mohamed Gharbi-Rached Manai- Hamadi Boularès- Taoufik Guigua- Raja Ben Frej- 
 
MUSIQUE:  
Hedi GUELLA- Noureddine KALLEL, Khaled GHORBEL-Hamadi BOULARES
  
 CADCAF : THEATRE
Première crèation Théatrale KACEM AZAZ fevrier 1973 (  la cité universitaire de Paris: ... Maison de Tunisie )
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  Texte et mise en scène de Mohamed DRISS
  Ali Saidane - Mohamed Gharbi-Taoufik Jbali- Taoufik Guiga- Naima Mehdi- Radia Halouani- Rached Manai-Raja Ben Frej
  Régie Hechmi Ben Frej
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                                                                               CHANT DU BIDNVILLE
 
  On nous appelle les malheureux... Pour nous oublier... On nous surnomme les paresseux... Sans nous épargner... Nous suons... Pour gagner notre pain... Et pour toute récompense le dédain... Humilation et mépris... Voilà notre dû... Croyez-vous que c'est une vie...Sans nous oublier... Sans même nous épargner... On nous appelle les instables... Les incapables... Même du cimetière de la ville exclue... Voilà notre dû
                                                                                                              
                                                                               أغنية سكان الحي الشعبي 
سماونا التاعسين...سماونا الناعسين...ما نساوناش...ما خلاوناش مرتاحين...في عيشتنا...نجريو ع القمة...والقهر في عراضتنا...الشماته والنقمة...السميه عايشين...سماونا التاعسين...ما نساوناش...ما خلاوناش مرتاحين...قالوعلينه عاجزين...كناونا الكل بعزاز...حرمو فينا حتى الزلاز...
 
 
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50493_42140522612_5921758_n.jpgMaiMaiCADCAF : MUSIQUE
 
Premiere creation BABOUR ZAMMAR
Parole de Mouldi ZALLILA   ( AMM KMAYESS )
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Composition - chant : Hédi GUELLA      
(Mai1973 )
 
 
 
Hommage à Mouldi Zalila et Hédi gUELLA
 
Mouldi Zalila « Ammi Khmaïs » (1917 – 2009)
 
Au revoir... Amm Khmayyes
Parti le 11 juin 2009... Je suis incapable de dire à quel âge...
 
Ce que je sais, c’est que, à Kerkena, son archipel natal et son lieu de prédilection, l’air respire toujours et encore l’odeur des doigts de l’Oncle Khmayyes... ébloui par son sourire qui ne le quitte jamais, même aux moments les plus tendus ou tristes... façon de nous dire, probablement, "de toutes les façons, la vie nous commande de sourire en toutes circonstances..."
Peintre, poète, sculpteur, conteur, comédien, historien, copain, rassembleur, militant... humble, jeune de cœur, pédagogue par nature, créatif, mobilisateur, penseur, combattant, intelligence perçante, humour à toute épreuve, droit, sincère, fidèle, thérapeute, maquettiste, inventeur... ouvrier...
 Sans âge... de tous âges...
 "... les jeunes... n’oubliez jamais les jeunes... ils sont le trésor de notre peuple..." (Théâtre municipal, 2006 - soixantième anniversaire de l’UGTT)...
 Babour... le tournant décisif de ma vie... le poème qui allait faire de moi un auteur-compositeur-interprète... après une longue écoute assidue et admirative de Cheikh Imam-Ahmad Fouad Negm...
 "Je ne veux pas entendre parler d’argent... j’ai ce qu’il faut... il me suffit que la musique ‘‘de mon camarade’’ porte ma poésie et mon nom..."
 Jamais il ne m’a appelé "mon fils" ou "fiston" ou "petit"... "Hédi est mon vieux camarade"... Nous nous voyions si peu souvent... et j’avais la larme à l’œil lorsque Amm Khmayyes se levait à chaque fois pour m’embrasser...
 1948... l’ouvrier militant syndicaliste et anticolonialiste Mouldi Zalila est appelé par l’armée française pour le service militaire... "plutôt mourir"... Amm Khmayyes déserte et... rejoint les combattants palestiniens...
 1957... départ pour la France, comme travailleur immigré et... sur le bateau qui l’emporte... il pressent, analyse, pense, vit à l’avance la profonde morsure de l’absence des êtres chers et de la nostalgie... il écrit... "babour zammar khachch el bhar...".
 Le poème atterrit entre mes mains en 1974... après l’avoir porté en moi pendant quelques jours... chez un copain... je m’enferme pendant une heure avec mon oud et un magnétophone... ça y est!!!... ma première vraie chanson !!!
 Or, chaque mois... dans un journal d’opposition tunisien publié à Paris, "El Amel Ettounsi"... Amm Khmayyes publiait une "malzouma"... thématique diversifiée, dénonciation, humour, tradition, écriture populaire... Amm Khmayyes... prolixe...
Aujourd’hui... après quelque temps de maladie... le corps fatigué... Amm Khmayyes tire sa révérence...
 Il a aimé d’abord et avant tout la Tunisie et son peuple... Dans l’immigration, à Paris puis à Grenoble, il entourait de son amitié et de son affection les ouvriers, les jeunes, les Tunisiens, Maghrébins, Noirs d’Afrique, Français... tous ceux qui étaient attirés par sa noblesse de cœur et son intarissable verve...
 Il nous a tant aimés...
Nous l’aimons tant...
Au revoir... Amm Khmayyes... toujours présent...
Hédi Guella n'est plus.

 Terrible ce que tu vas nous manquer, Hédi Guella!


Le grand musicien tunisien Hédi Guella nous a quittés aujourd’hui, mercredi 14 mars 2012, après une longue lutte contre le cancer du poumon. Son enterrement est prévu pour jeudi 15 mars.
L’artiste emblématique des années 70 – 80, ayant ouvert la voie aux chanteurs engagés comme Imazighen, Hamadi Lajimii ou encore Ouled Manajem, est connu pour des œuvres comme « Babour Zammar » et ses textes forts et politisés.

C'est surtout à Paris, dans les années 70, qu'il s'est fait connaître et a développé ses talents de compositeur et d'interprète.
Il est à noter qu’un hommage a été rendu au défunt, le vendredi 3 mars courant, par le Club Culturel d’Hammam-Lif en collaboration avec le Club littéraire «Idhafet».
Paix à son âme.

Hédi Guella, né en 1951, avait pour passion la lecture et la poésie. C’était un artiste polyvalent: chanteur-parolier-compositeur et une figure marquante de la musique engagée. Il était également luthier.

Il avait beaucoup travaillé en France et avait pour grand ami le célèbre chanteur-compositeur égyptien Cheikh Imam, figure de proue de la musique »underground » arabe.

Hédi Guella est connu pour des oeuvres comme « Babour Zammar Musique et chant -parole MouldiZallila5aMM kMAIESSS ) »(thème de l’émigration de la jeunesse) et pour ses textes forts et politisés.

Il a ouvert la voie aux troupes et chanteurs engagés comme Imazighen, feu Hamadi lajimi, ouled al-Manajem et El bahth al Mouciqui de Gabès.

Il a crée la troupe Al-Khoumassi et s’est produit au prestigieux festival international de Carthage à la fin des années 70.

MaiMaiCADCAF : MUSIQUE

Premiere creation BABOUR ZAMMAR
Parole de Mouldi ZALLILA ( AMM KMAYESS )
Composition - chant : Hédi GUELLA 
(Mai1973 )
 
Hédi Guella (Chanteur-compositeur)
 
Par THEATRE-ARABE-FRANCE
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Lundi 12 mars 2012 1 12 /03 /Mars /2012 19:07

 

 

                                Mémoire d'un corps par Yasmine El-Khadra

 

                     

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Corps

Ouvre ton coffre fort

Et crie au cor

Appelle à bord

Tes fidèles

Et récite ton épitaphe !

 

Corps à tort

Corps à corps

Avec la mort

Qui se dévore

Dans ton fort

Intérieur

Sors

De ton silence !

Ô sort !

 

Messieurs, dames !

 

Ici, gît un quidam

Dans ce corps de femme

Ce Corps qui rame

Sur la face du temps, l’ami infâme!

 

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Entre ces seins,

Ces deux saints

Plusieurs pêcheurs sont venus

Quémander le salut

Et reposer leurs têtes sur ces deux talus…

 

Et là, autour de ce rubis

Ce beau pubis

Une calligraphie arabe, un I

Ramolli

Qu’un certain Ali

Un seigneur d’Arabie

Parcourant le désert

Tel un cerf …

Retrouva mon nid au hasard…

Sa semence a créé un oasis

Et m’a faite Isis.

Il a greffé son palmier là !

Au fond de moi !

Ah… !

 

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Vous voyez ce tatouage en bas :

Sur mon pied droit !

L’initiale du prénom d’un roi,

Un descendant gaulois

Qui s’anima

Et m’appelait sa diva

Quand je lui chantai sa saga…

 

Et avez-vous remarquez ce bleu ? 

Sur ma fesse gauche, comme un e !

Il y a peu…

Qu’il m’a quitté, mon feu… !

Il me disait toujours de faire un vœu

Quand nous étions à deux

Et jamais deux…

Quand nous faisions notre nœud

Notre propre jeu

Le plus vieux

Des jeux…

Il me rendait folle en amour

Et me traitait en « Badr El Boudour »…

Il était mon tigre noir

Une nuit qui se moire

Faut voir…

Son visage en spasme

Le moment d’un orgasme

Que des miasmes

Un vrai fantasme ! 

Corps – vie

Corps à vie

Bois ta vie

À la lie! 

Tu es la barque des mortels

Aux lumières du ciel !

 

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Par THEATRE-ARABE-FRANCE
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Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 15:18

                                              halal

À consommer sans modération !

Sans mode d’utilisation …

Chez Slouma de la rue La Révolution Bis :

La viande rouge des moutons …

La viande crue des femmes …

La viande pourrie des vieux …

La viande cuite des politiciens …

La viande douce des enfants abandonnés …

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La vie en onde des amoureux et des mafieux qui se sont convertis juste avant de mourir …

La viande à la lavande de la belle juive Pauline dont le père Khair-Eddine nous a légué le cœur tout frais du temps de sa régence … un bon cœur de Bey !

La viande de la fausse blonde Layla à la dent d’or …

La viande saignante de mon cousin Béchir l’artiste, dit le Rouge …

La viande friande des dindes lesbiennes …

Osez notre halal, votre chance, votre bénédiction, votre bonne diction pour ceux qui souffrent de mauvaise intention et haleine !

Même un végétarien est le bienvenu chez nous,  car dans La Révolution, bien que ce soit une artère bloquée par rapport à la Cité, on a pensé à tous et à tout !

Juste à côté, chez Bannour, vous avez toute sorte de légumes pour vos vermines …

Car on doit bien entretenir ses verrues …

C’est ouvert toute la semaine, sauf aux heures de pointe c’est-à-dire quand on fait l’amour aux cadavres exquis …

 

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Et il y en a tellement de cadavres chez nous, dans La Révolution, et tellement de désir et d’amour que nos heures de pointe se pointent partout dans la rue …

À quelques cent mètres de là, à droite, vous avez le droit à un nouveau mot chez Hakim avec un bon thé gratuit pour bien déguster le vocabulaire de La Révolution.

Hakim est un enfant bâtard.  Il rêve de caviar mais dans sa tête de cafard les lettres se confondent souvent  et il dit ce qu’il ne pense pas…

Dans son bazar vous avez de tout … et rien du tout si vous en voulez !

Il a été violé à l’âge de neuf ans par un chien enragé de qui il a contracté une rage noire pour les mots.

À l’âge de seize ans, il a déjà essayé quelques drogues fortes  lui permettant de semer la bâtardise ici et là ...

Il a des mots passe - partout, des mots bleus, des mots nus, des mots puants, des mots gluants, des mots huants, des mots suant la douleur et le plaisir. Vous pouvez, avec un peu de chance et à petit prix tomber sur des mots d’occasion, des mots adaptables, des mots de rechange ; car lui c’est un vrai débrouillard, cette tête de cafard !

Eh bien,  là- bas au fond dans le coin de la rue, vous avez Tout en personne.

C’est Yamina, une vieille catin qui a été chassée de la Cité occupée par une nouvelle race de rapaces qui exige que l’on ait une carapace ! Yamina n’était pas du genre à avoir une face ni à se voiler la culasse.

 

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La police des mœurs l’a surprise en flagrant délit alors qu’elle offrait une passe à un SDF sur le point de mourir de soif ! Il exigeait un litre et demi d’eau minérale fraîche. Yamina n’en avait pas. Et n’admettait pas qu’un homme meure en sa présence !

Une vraie militante Yamina !   C’est pour cela que la Cité l’a expédiée. Mais elle ne s’est jamais découragée. Elle a perdu un œil dans sa guerre contre la monotonie ; elle sourit encore, fière de son unique dent !

Il ne faut surtout pas croire qu’elle est laide. Son charme est incontestable. Elle attirait tous les mâles y compris ceux qui ont du mal à se l’admettre.

Ici, chez nous, dans La Révolution vous n’avez aucunement besoin de flousse. Et, même si vous en éprouvez le besoin, on paye pour vous : un an, deux ans, à perpétuité … tout dépend de votre voracité !

Vous avez tout pour réaliser vos rêves les plus fous dans notre rue !

Venez nombreux, vous ne regretterez pas de nous avoir visité !

 

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HALAL par Yasmine El - Khadra

Par THEATRE-ARABE-FRANCE
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 21:08
 
 
 
                     Opium par Yasmine El-Khadra
 
 
 
 
 
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