Théâtre Arabe Dans l'immigration
Historique :
Le Théâtre Arabe dans l'immigration venant après le CADCAF (collectif d'action et de diffusion culturelles arabes en France).
Le CADCAF s'est contitué janvier 1973-Janvier 1975 création du Théatre a rabe dans l'immigration (TAI) autour d'une proposition écrite :
étudiants,travailleurs et
travailleurs culturels se sont réunis promouvoir une activite
théâtrale orientée d'une part et surtout vers les travailleurs immigrés, leurs familles et leurs enfants et d'autre part vers les masses françaises.
CE N EST PAS PAR HASARD QUE NOUS SOMMES ICI OU AILLEUR....IMMIGRES
Notre motivation pricipale
ISOLER LES CENSEURS .. OBSCURANTISTES D'ICI OU D'AILLEURS...ET OEUVRER POUR REALISER AUTRE CHOSE Q'UNE CULTURE DE CONSERVE PROJETANT L'IMAGE D'UNE AFRIQUE DU NORD EXOTIQUE ET
FOLKLORIQUE
C'est pourquoi nous puisons dans les sources de la culture populaire afin que notre arbre ne meurt point. C'est pourquoi nous voulons que notre théatre soit un théatre de démonstration et
d'intervention
Il n'importe aussi de rappeler ... Que l'arbre n'as pas de salle pour l'abriter,il n'a pas d'argent pour fleurir ....Il n'a pas de matériel pour s'entretenir
CEPENDANT IL VIT
lors du premier choc pétrolier de 1973. La
volonté du gouvernement français est alors de maitriser les flux de l’immigration.
La crise économique a modelé des comportements nouveaux à l’égard des travailleurs étrangers, dont l’image s’est profondément dépréciée : « avec le retour des temps difficiles,
l’immigration devenait « inutile », le travailleur étranger, désormais indésirable, pouvait rentrer chez lui. Les encouragements à l’immigration de la part du gouvernement et du patronat étaient
dépassés, la crise avait modifié la vision économiste des flux de population : quatre millions d’immigrés devenaient quatre millions d’intrus .
Les liens établis entre chômage et immigration par les pouvoirs publics contribuent alors à forger une nouvelle image de l’immigré comme responsable de la crise. Alors que le
chômage frappe les Français, les travailleurs étrangers, notamment, bienvenus pendant les Trente-Glorieuses, sont invités à rentrer chez eux. Autrefois considérés comme indispensables à
l’économie, leur inutilité devient une évidence et les membres des gouvernements en place n’hésitent pas à alimenter le sentiment populaire.
Paradoxalement, la crise économique et l’arrivée d’un chômage massif ont contribué à rendre visible toute une partie de la population immigrée : « La volonté de résoudre le problème d’une
trop forte immigration par le rejet, voire l’exclusion, a en fait débouché sur la réalité de la présence d’une population étrangère en voie d’intégration :Les conflits sociaux, relatifs aux
conditions de travail des immigrés et aux conditions de logement, qui ont traversé la décennie, contribuent à forger cette visibilité.
Les années 70 marquent en effet
l’émergence de conflits durs d’entreprise : grèves, luttes contre la résorption des bidonvilles, long conflit de la Sonacotra entre 1976 et 1980, grèves de la faim des clandestins, etc. Dans ces
conflits, le rôle du mouvement des Travailleurs Arabes (MTA)2 est prédominant. Ses militants organisent et mobilisent les travailleurs immigrés, autour de nombreuses actions de revendication,
souvent contre l’exploitation des travailleurs immigrés et pour une amélioration des conditions de travail et des salaires.
Les références historiques et mémorielles, comme l’évocation de la période coloniale et plus spécifiquement celle de la guerre d’Algérie, sont un élément clé du discours mobilisateur du
MTA et aussi « un référent ethnique et de classe, basé, dans le discours de celui-ci, sur une “identité arabe” caractérisant les travailleurs immigrés nord-africains en France ». Cette stratégie
mobilisatrice permet, dans le contexte tendu des années 1970, de donner une voix politique indépendante aux immigrés ainsi que la revendication de leur place dans la société
française.
Dans cette toile de fond, les formes d’expression des immigrés, notamment culturelles se modifient et se développent. La vitalité du mouvement associatif et militant de l’immigration est
un signe du besoin de participer à la création de nouvelles formes de solidarité et de nouvelles expressions culturelles et identitaires. Le théâtre y est « l’activité la plus répandue tout en
étant la moins spectaculaire. Il répond à une exigence de témoignage et de dénonciation d’une situation d’injustice, et s’apparente à une nécessaire réflexion sur soi »
Ce que l’on peut désormais nommer « théâtre de l’immigration » invente son propre réseau de diffusion, en se produisant principalement dans la rue, dans les quartiers, dans les foyers de
travailleurs immigrés, dans les petites salles municipales ou dans les usines en grève. À travers la scène théâtrale, la représentation de
l’immigration algérienne est avant tout sociale et se construit dans un premier temps à travers la figure de l’ouvrier comme expression d’une identité construite dans le travail à
l’usine.
Témoin d’expériences singulières au regard de l’histoire collective, le théâtre de l’immigration se fait porte-parole des luttes des travailleurs immigrés de la décennie, marquée par
l’apparition de mouvements d’émancipation et de défense des droits des travailleurs immigrés comme le MTA ou la Maison des Travailleurs Immigrés (Mti).
Ce théâtre n’est pas uniquement l’espace de représentation des luttes des travailleurs immigrés, il est aussi et surtout le témoin de l’immigration elle-même, avec son histoire propre :
la vie des immigrés sur scène avec ses symboles, ses codes, ses gestes, ses langages, ses caractéristiques textuelles et scéniques propres, indéniablement liés aux origines et au pays d’accueil.
L’immigré est également un émigré : ses liens avec le pays d’accueil ne peuvent être dissociés de ceux qu’il entretient avec son pays du « départ » et bien que difficilement vécu, ce
chevauchement culturel est constamment représenté.
Cette expérience théâtrale, passée presque inaperçu dans les recherches en études théâtrales est pourtant à l’origine de la
création, en France, d’un espace d’expression culturelle immigrée, revendiquant une dramaturgie du réel et du quotidien. La scène théâtrale devient alors le lieu privilégié du témoignage
del'immigration .
-jANVIER 1973-Groupe fondateur du
CADCAF (collectif d'action et de diffusion
culturelles arabes
en France).
THEATRE
:
Hechmi Ben frej- Mohamed Driss- Ali saidene- Radhia Halouani- Naima Mehdi- Taoufik Jbali- Mohamed Gharbi-Rached Manai- Hamadi Boularès- Taoufik Guigua- Raja Ben Frej-
MUSIQUE:
Hedi GUELLA- Noureddine KALLEL, Khaled GHORBEL-Hamadi BOULARES
CADCAF : THEATRE
Première crèation Théatrale KACEM AZAZ fevrier
1973 ( la cité universitaire de Paris: ... Maison de Tunisie )
Texte et mise en scène de Mohamed DRISS
Ali Saidane - Mohamed Gharbi-Taoufik Jbali- Taoufik Guiga- Naima Mehdi- Radia Halouani- Rached Manai-Raja Ben Frej
Régie Hechmi Ben Frej
CHANT DU BIDNVILLE
On nous appelle les malheureux... Pour nous oublier... On nous surnomme les paresseux... Sans nous épargner... Nous suons... Pour gagner notre pain... Et pour toute récompense le
dédain... Humilation et mépris... Voilà notre dû... Croyez-vous que c'est une vie...Sans nous oublier... Sans même nous épargner... On nous appelle les instables... Les incapables... Même du
cimetière de la ville exclue... Voilà notre dû
أغنية سكان الحي الشعبي
سماونا التاعسين...سماونا الناعسين...ما نساوناش...ما خلاوناش مرتاحين...في عيشتنا...نجريو ع القمة...والقهر في عراضتنا...الشماته والنقمة...السميه
عايشين...سماونا التاعسين...ما نساوناش...ما خلاوناش مرتاحين...قالوعلينه عاجزين...كناونا الكل بعزاز...حرمو فينا حتى الزلاز...
MaiMaiCADCAF : MUSIQUE
Premiere creation BABOUR ZAMMAR
Parole de Mouldi ZALLILA ( AMM KMAYESS )
Composition - chant : Hédi GUELLA
(Mai1973 )
Hommage à Mouldi Zalila et Hédi gUELLA
Mouldi Zalila « Ammi Khmaïs » (1917 – 2009)
Au revoir... Amm Khmayyes
Parti le 11 juin 2009... Je suis incapable de dire à quel âge...
Ce que je sais, c’est que, à Kerkena, son archipel natal et son lieu de prédilection, l’air
respire toujours et encore l’odeur des doigts de l’Oncle Khmayyes... ébloui par son sourire qui ne le quitte jamais, même aux moments les plus tendus ou tristes... façon de nous dire,
probablement, "de toutes les façons, la vie nous commande de sourire en toutes circonstances..."
Peintre, poète, sculpteur, conteur, comédien, historien, copain, rassembleur, militant...
humble, jeune de cœur, pédagogue par nature, créatif, mobilisateur, penseur, combattant, intelligence perçante, humour à toute épreuve, droit, sincère, fidèle, thérapeute, maquettiste,
inventeur... ouvrier...
Sans âge... de
tous âges...
"... les
jeunes... n’oubliez jamais les jeunes... ils sont le trésor de notre peuple..." (Théâtre municipal, 2006 - soixantième anniversaire de l’UGTT)...
Babour... le
tournant décisif de ma vie... le poème qui allait faire de moi un auteur-compositeur-interprète... après une longue écoute assidue et admirative de Cheikh Imam-Ahmad Fouad
Negm...
"Je ne veux pas
entendre parler d’argent... j’ai ce qu’il faut... il me suffit que la musique ‘‘de mon camarade’’ porte ma poésie et mon nom..."
Jamais il ne
m’a appelé "mon fils" ou "fiston" ou "petit"... "Hédi est mon vieux camarade"... Nous nous voyions si peu souvent... et j’avais la larme à l’œil lorsque Amm Khmayyes se levait à chaque fois
pour m’embrasser...
1948...
l’ouvrier militant syndicaliste et anticolonialiste Mouldi Zalila est appelé par l’armée française pour le service militaire... "plutôt mourir"... Amm Khmayyes déserte et... rejoint les
combattants palestiniens...
1957... départ
pour la France, comme travailleur immigré et... sur le bateau qui l’emporte... il pressent, analyse, pense, vit à l’avance la profonde morsure de l’absence des êtres chers et de la nostalgie...
il écrit... "babour zammar khachch el bhar...".
Le poème
atterrit entre mes mains en 1974... après l’avoir porté en moi pendant quelques jours... chez un copain... je m’enferme pendant une heure avec mon oud et un magnétophone... ça y est!!!... ma
première vraie chanson !!!
Or, chaque
mois... dans un journal d’opposition tunisien publié à Paris, "El Amel Ettounsi"... Amm Khmayyes publiait une "malzouma"... thématique diversifiée, dénonciation, humour, tradition, écriture
populaire... Amm Khmayyes... prolixe...
Aujourd’hui... après quelque temps de maladie... le corps fatigué... Amm Khmayyes tire sa
révérence...
Il a aimé
d’abord et avant tout la Tunisie et son peuple... Dans l’immigration, à Paris puis à Grenoble, il entourait de son amitié et de son affection les ouvriers, les jeunes, les Tunisiens,
Maghrébins, Noirs d’Afrique, Français... tous ceux qui étaient attirés par sa noblesse de cœur et son intarissable verve...
Il nous a tant
aimés...
Nous l’aimons tant...
Au revoir... Amm Khmayyes... toujours présent...
Hédi Guella n'est plus.
Terrible ce que tu vas nous manquer, Hédi
Guella!
Le grand musicien tunisien Hédi Guella nous a quittés aujourd’hui,
mercredi 14 mars 2012, après une longue lutte contre le cancer du poumon. Son enterrement est prévu pour jeudi 15 mars.
L’artiste emblématique des années 70 – 80, ayant ouvert la voie aux chanteurs engagés comme Imazighen, Hamadi Lajimii ou encore Ouled Manajem, est connu
pour des œuvres comme « Babour Zammar » et ses textes forts et politisés.
C'est surtout à Paris, dans les années 70, qu'il s'est fait connaître et a développé ses talents de compositeur et d'interprète.
Il est à noter qu’un hommage a été rendu au défunt, le vendredi 3 mars courant, par le Club Culturel d’Hammam-Lif en collaboration avec le Club littéraire
«Idhafet».
Paix à son âme.
Hédi Guella, né en 1951, avait pour passion la lecture et la poésie. C’était un artiste polyvalent:
chanteur-parolier-compositeur et une figure marquante de la musique engagée. Il était également luthier.
Il avait beaucoup travaillé en France et avait pour grand ami le célèbre chanteur-compositeur égyptien Cheikh Imam, figure de proue de la musique
»underground » arabe.
Hédi Guella est connu pour des oeuvres comme « Babour Zammar Musique et chant -parole MouldiZallila5aMM kMAIESSS ) »(thème de l’émigration de la
jeunesse) et pour ses textes forts et politisés.
Il a ouvert la voie aux troupes et chanteurs engagés comme Imazighen, feu Hamadi lajimi, ouled al-Manajem et El bahth al Mouciqui de
Gabès.
Il a crée la troupe Al-Khoumassi et s’est produit au prestigieux festival international de Carthage à la fin des années 70.
MaiMaiCADCAF : MUSIQUE
Premiere creation BABOUR ZAMMAR
Parole de Mouldi ZALLILA ( AMM KMAYESS )
Composition - chant : Hédi GUELLA
(Mai1973 )
Hédi Guella (Chanteur-compositeur)